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Geneviève Médevielle

 

 

 

 

 

livre Medevielle ImmigrationImmigration
Pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire
Editions de l'Atelier, Paris, 2011, 93 pages

L'été 2010 a connu des expulsions massives de Roms. La législation, à l'encontre des étrangers et de Français récemment naturalisés, se durcit à nouveau. De nombreux citoyens refusent ces mesures annoncées dans le discours de Grenoble du président de la République. Parmi eux, des chrétiens expriment leur détermination à accueillir les migrants déjà présents sur le territoire. Sont-ils d'incurables naïfs hors des réalités ? Fondent-ils leur engagement sur une pratique quotidienne et une réflexion argumentée ?

Dans cet ouvrage, François Soulage, président du Secours catholique, la plus importante organisation caritative française, et Geneviève Médevielle, théologienne spécialisée dans la réflexion éthique, expliquent les raisons pour lesquelles les chrétiens ne peuvent rester silencieux devant ces dérives sécuritaires au point, en certaines circonstances, de devoir désobéir à la loi. Appuyant leur propos sur la tradition biblique, sur l'Évangile et les repères de l'enseignement social de l'Église catholique à propos des migrants, ils proposent de sortir de la logique de la peur de l'autre pour entrer dans une dynamique d'accueil des étrangers qui prenne en compte leurs détresses et leurs richesses.

Sans nier la complexité des questions posées par les migrations, ce livre montre qu'il est possible de construire une politique fondée sur la solidarité. Pour les chrétiens, celle-ci s'appuie sur un principe intangible inscrit au cœur de leur foi : toute personne, quelles que soient son origine et sa religion, doit être accueillie dignement parce qu'elle est le visage de Jésus, le Christ, notre frère en humanité.

 

Livre Medevielle Fins

 

Les fins dernières
Desclée de Brouwer, Paris, 2008, 172 pages

blancLa crise du discours actuel de l'Eglise sur les fins dernières est profonde alors même que, placé sous la référence à un au-delà de la mort, ce discours a connu une grande faveur des catholiques au XIXe siècle. L'espérance chrétienne qui s'exprimait dans ces discours et dans les pratiques de dévotion autour des défunts, était portée par la figure de l'attente religieuse de voir Dieu.

Cet ouvrage, fruit d'interventions qui ont eu lieu le 10 novembre 2006 à l'Institut catholique de Paris lors d'un colloque "jubilaire" à l'occasion du 150e anniversaire de la fondation des Soeurs Auxiliatrices des Âmes du Purgatoire, entend réexaminer cette question trop négligée et comprendre l'intérêt de l'affirmation chrétienne des fins dernières pour la connaissance du salut et la contribution de la théologie aux défits de notre temps.

 

 

 

 

 Livre Medevielle Bien

Le bien et le mal... tout simplement
Les éditions de l'Atelier, Paris, 2004 , 169 pages

Le bien et le mal... Faire le bien, éviter le mal, tel est l'énoncé classique de la vie morale. Mais en situation de pluralisme, existe-t-il encore un bien "désignable" par tous et pour tous ? Dans de nombreux domaines de l'existence, les points de repère sont si variés et les situations si inédites que le relativisme semble prendre le dessus. A-t-on le droit de juger et comment le faire ? En quoi la foi chrétienne peut-elle éclairer de façon originale le choix d'un individu ?

Le parcours proposé par Geneviève vise à nommer, discerner et formuler le contenu de la décision morale. Le propos de l'auteur, illustré par de nombreux exemples, prend en compte la complexité de la période qui est la nôtre. Il veut permettre au lecteur d'exercer son discernement en liberté, selon la foi chrétienne,
rappelant en cela que la finalité morale qui régit les actes humains du chrétien s'inscrit dans sa nature spirituelle d'être conforme à l'image de Dieu, et de vivre de son amour.

 

 

 

Livre Medevielle AbsoluL'absolu au coeur de l'histoire
La notion de compromis chez Ernst Troeltsch
Cogitatio fidei, Les éditions du Cerf, 1998, 396 pages

blancAu moment où nous sommes menacés soit par l'intolérance la plus sourcilleuses, soit par le relativisme le plus généralisé, il est essentiel de s'interroger sur ce qui peut être encore dit, reconnu et professé à propos d'un absolu, l'Absolu ! Sommes-nous maintenant livrés à un arbitraire insurmontable, à la pure contingence, ou bien pouvons-nous encore nous référer à un registre de réflexion et à un ordre de réalité susceptibles de dépasser le particulier et le relatif ?

La question conscerne à la fois les domaines pratique et théorique : le domaine pratique, parce qu'elle commande par définition l'éthique ; le domaine théorique, parce qu'elle contraint à s'interroger sur Dieu et sur son rapport à ce qui n'est pas lui, et réciproquement. Quel que soit l'aspect envisagé, le christianisme est concerné, puisqu'il professe précisément que par, avec et en Jésus-Christ, l'Absolu relève le défi de l'histoire, et peut être à la fois reconnu et rencontré dans l'histoire. Comment cela se peut-il, puisque l'histoire est par définition le lieu du relatif ?

C'est dans ce champ d'interrogation que se place la thèse de Geneviève quand elle étudie le concept de compromis chez Ernst Troeltsch. L'objectif est de comprendre la pertinence de ce concept quand il requiert son statut éthique. Le faire à partir de Troeltsch permet d'étudier le compromis dans sa période d'émergence au sein de la théologie protestante. Utilisé par Troeltsch pour penser la relation positive du christianisme au monde et à la culture, le compromis se situe d'emblée au coeur du problème posé par la rencontre de la théologie et de la modernité.

 

 

Province de France-Belgique des soeurs Auxiliatrices des âmes du purgatoire