Envoyer en mission   Recevoir une mission
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Sur des lieux frontières,
être envoyé et recevoir une mission

blancEtre envoyé
Notre Père dans la foi Abraham, est envoyé par Dieu dans un pays que lui-même lui indiquera. « Yahvé dit à Abram "Quitte ton pays, ta parenté, la maison de ton père pour le pays que je t'indiquerai... Abram partit comme lui avait dit Yahvé" » (Gn 12).
Oui, être envoyé c'est quitter un lieu, des amis, un travail, des habitudes... Mais le Seigneur ne nous envoie pas en mission comme on lance quelqu'un à l'aveuglette dans une aventure incertaine. Il nous demande si nous voulons bien travailler avec lui aujourd'hui. Dans la vie religieuse, cet envoi se vit par nos supérieures. Répondre à une demande c'est un chemin de liberté où la personne en définitive est seule pour se décider.
Bien sûr, le partage et le dialogue avec les autres est indispensable et éclairant. Il est parfois le lieu d'un véritable discernement communautaire qui aide à prendre une décision qui convient. Ces expériences façonnent, font souffrir, étonnent parfois. Elles sont le chemin qui donne la joie d'y reconnaître et d'y rencontrer le Christ à l'œuvre.  
blanc Mluce08Marie-Luce
 

Sur des lieux frontières, être envoyé et recevoir une mission, c'est un chemin unique pour chaque Auxiliatrice. Le risque est couru par celle qui est envoyée soutenue par ses sœurs et reliée à sa communauté mais aussi à celle qui envoie. Une grande confiance mutuelle se développe et on y puise force et créativité et cela aide à traverser bien des épreuves. La foi grandit enracinée dans le quotidien de la mission qui est le lieu même de la rencontre avec Dieu. C'est une belle aventure.

Voir aussi le témoignage de Céline

Mluce2aumonerieSur des lieux frontières
Ces lieux frontières, je ne les ai pas choisi de moi-même. J'ai le sentiment, aujourd'hui, l'âge venant, d'avoir vécu ma vie religieuse à travers des demandes inattendues, risquées, difficiles parfois. Ainsi je suis partie vivre au Tchad puis au Rwanda. De retour en France, à 50 ans, l'Eglise de Lille m'a confié la responsabilité d'une aumônerie étudiante.
Ce sont des lieux frontières en ce sens qu'ils invitent à risquer le meilleur de soi-même dans une responsabilité, d'y être à la place de celle qui sert avec le Christ. Au fond, c'est notre manière de travailler aujourd'hui avec le Christ à sa mission, "Si quelqu'un me sert, qu'il me suive et là où je suis, là aussi sera mon serviteur." (Jn 12, 26) C'est à la fois passionnant et éprouvant.

 

Recevoir une mission
Recevoir n'est pas une attitude facile ! On a l'habitude de prendre des décisions, de maîtriser une situation, de diriger une équipe... et c'est nécessaire d'agir ainsi dans travail professionnel, ecclésial, familial.
Recevoir, c'est, selon moi, une attitude spirituelle en ce sens que l'on reçoit quelque chose que l'on n'a pas, qui est un don, comme un cadeau qui vient d'un autre. Nous allons avoir à la développer, à en connaître la richesse, à la faire fructifier. Et cela en relation avec celui qui nous l'a donné. Il me semble que recevoir une mission s'inscrit dans cette même démarche. Accueillir une demande, en mesurer la portée, discerner avec intelligence les compétences nécessaires pour l'accomplir. Cette mission devient ainsi le lieu et notre manière de travailler avec le Christ à la Vigne.
vierge Recevoir une mission se vit dans un acte de foi, d'adhésion au Christ à l'œuvre en toute circonstance. C'est une attitude à cultiver. Nous avons parfois vite fait de nous mettre au centre, non plus comme celle qui sert, mais comme une propriétaire des lieux.

Dans notre vie religieuse, nous rencontrons les supérieures qui nous ont envoyées pour leur rendre compte de la manière de vivre cette mission : les joies, les peines, les nouveautés, les hésitations... Avec elles, dans la fraternité et la confiance, nous pouvons modifier ou réajuster notre manière de vivre cette mission, de retrouver le cap si on dérive.

 

 

Province de France-Belgique des soeurs Auxiliatrices des âmes du purgatoire