Myriam C.    Marie-Françoise    Geneviève G.   Espérance    Céline    Isabelle G.    Bernadette    Marie-Odile    Françoise

Aumônier dans un service de grossesses à risques
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Depuis 2010, je travaille comme aumônier dans un hôpital où je visite plus particulièrement le service de Grossesses à risques élevés (GRE) et les services de néonatalogie qui y sont rattachés. La moitié des personnes hospitalisées sont des femmes enceintes qui risquent d'accoucher entre 5 et 7 mois de grossesse. Elles restent couchées pendant des semaines dans ce lieu où l'on a une chance de sauver leur bébé s'il vient à naître.

J'essaie de rendre visite à chacune une fois par semaine, souvent juste pour un temps de convivialité. Parfois, pour un partage plus profond sur la difficulté d'être loin de chez elles, d'attendre les résultats d'un nouvel examen qui dira si leur bébé court un risque supplémentaire (trop petit, malformé, opérable ou pas...). J'écoute la peine qu'éprouvent certaines mères à oser s'attacher au bébé qu'elles portent depuis plusieurs mois alors que des examens sont inquiétants.


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Je découvre le parcours de couples ayant eu du mal à avoir des enfants : grossesse médicalement assistée ou nouvelle grossesse après plusieurs fausses couches. Cependant, les examens permettent aussi à certains bébés d'être sauvés. Ils aident des femmes à mieux accueillir les problèmes qui surgiront à la naissance.


Ainsi, j'ai accompagné une femme qui savait qu'un de ses jumeaux était décédé. Partageant sa difficulté à penser à celui qui était vivant, elle a commencé son deuil et a pu vivre différemment les échographies qui suivaient. Nous avons prié et cela a aidé cette mère à reprendre son attente dans la confiance. Ces temps de partage lui ont permis d'établir une relation différente avec ses deux enfants aimés de Dieu et inscrits, comme elle et sa famille, dans une histoire sainte commune. Un accompagnement de cette profondeur est rare, mais il donne poids à l'ensemble des visites que je rends et il incarne pour moi un aspect du charisme des Auxiliatrices : « être solidaire de tous ceux qui suivent Jésus-Christ dans sa Pâque, qu'ils soient sur terre ou passés par la mort » (Constitution).

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Dans ce service, le chemin de vie est complexe : vie améliorée par les techniques médicales mais aussi vie mise en danger par ces mêmes techniques et les choix qu'elles offrent. En tant qu'aumônier catholique, je suis à la fois professionnelle de l'hôpital public et en mission d'Église. Celle-ci m'envoie manifester l'amour de Dieu pour chacun, son intérêt privilégié pour les petits et ceux qui souffrent, mais elle me demande aussi d'être en cohérence avec ses enseignements.

Pour vivre cela, je me suis formée afin de mieux comprendre les encycliques catholiques qui invitent à repérer ce qui est chemin de vie ou de mort. J'ai découvert le côté pastoral de ces écrits ; ils m'aident à accompagner dans notre société des personnes en situation de grande souffrance confrontées à des choix impossibles.

blanc« Espérant la venue du Règne de Dieu à travers ces étapes douloureuses, nous sommes appelées à rejoindre les personnes et les groupes qui passent par des situations d'épreuve et de croissance. » (Constitution).

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Province de France-Belgique des soeurs Auxiliatrices des âmes du purgatoire