La candidature

 

Temps d'apprivoisement et de connaissance réciproque, temps d'approfondissement du désir de faire le pas pour entrer au noviciat, l'étape de candidature a une durée et des modalités qui peuvent varier en fonction de la situation et des besoins de chacune. Si elle est le plus souvent vécue en lien avec une communauté particulière et accompagnée par une Auxiliatrice, ce lien peut être décliné de manières très diverses. Il peut s'agir d'aller passer un week-end par mois dans cette communauté, ou bien d'aller vivre dans cette communauté durant une période déterminée,... Dans le dialogue avec la candidate, la créativité et l'inventivité sont de rigueur !

Les témoignages de Bernadette, Bénédicte, Julie et Sylvie : 


Bernadettebernadette M 2012
C'est après avoir passé 28 ans à ATD Quart Monde comme volontaire permanente que j'ai frappé à la porte des Auxiliatrices. Avant d'envisager d'entrer au noviciat, il était nécessaire pour moi de marquer une coupure avec ce que je quittais et de prendre le temps de vérifier si ma place pouvait être chez les Auxiliatrices. Il m'a été proposé de rejoindre la communauté de Lyon pour une année de candidature. J'ai quitté ATD Quart Monde, les responsabilités que j'avais, la ville où j'étais, pour aller à Lyon où j'ai repris un travail d'auxiliaire puéricultrice à mi-temps dans une crèche. Pour moi, ça a été un « plongeon » au cœur de la vie religieuse et de la vie religieuse auxiliatrice, et ça a été plutôt heureux ! J'ai été très heureuse de pouvoir participer à toute la vie quotidienne : les repas souvent animés avec des échanges riches, les différentes tâches à assumer, les échanges spontanés avec l'une ou l'autre, etc... Pour vivre le quotidien, j'ai découvert l'importance des temps forts que sont les temps de prières communautaires et les réunions communautaires.

La prière, la relecture et l'accompagnement spirituel m'ont aidée à remettre toujours au cœur de ma vie ce désir brûlant de suivre le Christ. Bien sûr il y a eu des questions, des doutes, des passages difficiles, mais tout cela fait partie de la vie et de la vie de foi ! Pendant cette année j'ai appris à m'appuyer sur les sœurs de la communauté, j'ai découvert combien nous pouvons être un soutien l'une pour l'autre et j'ai pu vérifier que la forme de vie des Auxiliatrices me convenait et que je pourrais y trouver ma place.

 
           

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benedicte B

Bénédicte
Ma candidature s'est déroulée sur une année scolaire. Mes habitudes de vie n'ont pas changé : j'ai gardé mon logement, mon travail, mon autonomie... mais, une fois par mois, je participais à la vie communautaire de la communauté de Champs-sur-Marne le temps d'un week-end prolongé (du samedi après-midi au mardi matin).

J'ai donc découvert peu à peu et plus concrètement la vie auxiliatrice à travers le quotidien mais aussi les temps forts de l'année : week-ends communautaires, messe avec les voisins, détente, ... J'ai apprécié la richesse des partages, l'accueil de la communauté et le respect du point où j'en étais, la simplicité et la joie d'une manière de vivre ensemble et la liberté que l'on me laissait pour la suite.

Cette étape m'a permis, grâce à la relecture, la prière et l'accompagnement spirituel par une auxiliatrice, de vérifier au cours de l'année mon désir de suivre le Christ dans la vie religieuse mais aussi de vérifier que ce désir pouvait prendre corps pour moi de manière heureuse chez les Auxiliatrices. Au cours de la retraite de fin d'année, j'ai recueilli les fruits reçus, à travers les inévitables alternances de désolations et consolations, pour oser faire un pas de plus en demandant à entrer au noviciat.

 

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 JulieJulie 01.2018 B
Quand j’ai commencé à m’intéresser à la vie religieuse, j’ai découvert presque en même temps qu’il existait une communauté des Auxiliatrices proche de chez moi, à Champs-sur-Marne. Après plusieurs rencontres, dont un week-end, avec cette communauté et une semaine avec une autre, j’ai demandé à devenir candidate.
J’ai été heureuse de poursuivre mon chemin avec la communauté de Champs-sur-Marne. J’ai pu partager sa vie pendant 2 mois et demi, tout en gardant mon travail et mon activité bénévole auprès d’enfants et de jeunes avec un handicap mental. J’ai ainsi pu découvrir la vie communautaire au quotidien et expérimenter comment elle s’articule avec des activités extérieures. J’ai eu la joie d’accompagner l’une ou l’autre sœur dans sa mission, de partager des moments de détente, et de vivre Pâques avec la communauté dans un monastère. Tout cela m’a permis de confirmer mon désir de devenir religieuse puis de choisir les Auxiliatrices en ayant un bon aperçu du concret de leur vie.
L’accompagnement par une auxiliatrice m’a beaucoup aidée ainsi que l’accompagnement spirituel extérieur que j’ai gardé jusqu’à mon entrée au noviciat. La retraite qui a précédé ma demande d’entrée au noviciat m’a aidée à prendre cette décision audacieuse dans la paix et la confiance.
La candidature est aussi la période que j’ai choisie pour annoncer à ma famille et à mes amis mon désir de devenir religieuse et les préparer à son éventuelle concrétisation.

 

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SylvieT 2015Sylvie
Voici mon expérience : j'étais professeur des écoles en Lorraine et pendant une année, je suis allée passer 3-4 jours, à chaque vacances scolaires, dans la communauté de Marseille ! Là, j'accompagnais l'une ou l'autre sœur dans sa mission, je partageais le quotidien de la communauté mais aussi des temps forts communautaires comme un week-end ou une réunion.

Cela m'a donné de mieux connaître les auxiliatrices, de « sentir et goûter leur vie», et cela a permis à mon désir de prendre chair... Etre accompagnée par une Auxiliatrice pendant cette période participe aussi à ce temps de connaissance mutuelle. Me sentant en famille avec les auxiliatrices, discernant que l'appel reçu pour libérer et relever l'homme à la suite du Christ pourrait s'épanouir là, et ainsi vivre pleinement, j'ai fait ma demande d'entrée au noviciat...

 

 

 

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Province de France-Belgique des soeurs Auxiliatrices des âmes du purgatoire