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| Portrait de Marie de la Providence | |||||||
| Eugénie SMET a choisi comme nom de
religieuse Marie de la Providence, nom qui exprime bien
le visage de Dieu auquel elle croit et sur qui elle fonde sa vie. Née d’une famille enracinée dans une longue tradition de foi, Eugénie est à la fois une femme de continuité et de rupture dans l’Église de son temps. Elle reconnaît très tôt que Dieu intervient dans
son histoire personnelle et la comble de bienfaits, se révélant
ainsi comme Providence. La relation d’Eugénie
à Dieu est une relation de confiance et d’abandon total,
fondée sur la certitude, acquise par l’expérience,
que Dieu lui est fidèle. Toute sa vie, elle lira les événements
qui surviennnent comme des signes que Dieu lui donne pour lui faire connaître
sa volonté. |
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Pourtant un chemin va s’ouvrir : grâce à la mystérieuse solidarité qui unit les vivants et les morts, Eugénie découvre qu’il est possible de se mettre, d’un même mouvement, au service des « plus délaissés de ce monde et de l’autre ». Elle fonde alors les Auxiliatrices du Purgatoire, pour une mission universelle : « aider à tout bien quel qu’il soit » ; « aller des profondeurs du Purgatoire jusqu’aux dernières limites de la terre ». Bientôt l’Institut reçoit comme un don de Dieu ce qui lui permet de prendre réellement corps : l’insertion dans une grande tradition spirituelle, celle dont saint Ignace de Loyola fut l’initiateur. Elle exprime sa foi à travers la piété de son temps. Or le XIXe siècle est une époque fortement marquée par la dévotion aux âmes du Purgatoire. Cette dévotion s’exprime souvent par une insistance sur la nécessité de souffrir et d’expier en ce monde, pour abréger les souffrances après la mort. Eugénie découvre très jeune une telle dévotion, mais elle la transforme de l’intérieur, en reconnaissant le mystère du Purgatoire comme celui d’une expérience radicale de l’amour.
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Elle peut alors fonder un Institut ayant pour tâche principale de permettre à tous les hommes, vivants et morts, de faire l’expérience de la rencontre de Dieu comme expérience de l’amour. Dans cet esprit elle invite les Auxiliatrices à ne pas se lier à une œuvre particulière et à ne se laisser arrêter par aucune frontière pas même celle de la mort. La mission est universelle : « aider à tout bien quel qu’il soit » ; « aller des profondeurs du Purgatoire jusqu’aux dernières limites de la terre ». Elle reçoit comme un don de Dieu ce qui lui permet de prendre réellement corps : l’insertion dans une grande tradition spirituelle, celle dont saint Ignace de Loyola fut l’initiateur. |
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